À l’ouverture de la journée institutionnelle, organisée le mardi 28 avril 2026 à l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics, et au cours de laquelle a été annoncé le lancement du processus de mise en place d’un Système de Management de la Qualité au niveau de l’École, conformément à la norme internationale ISO 9001:2015, Madame la Directrice de l’École a indiqué que cette initiative ne s’inscrit pas en dehors des orientations nationales visant le développement des établissements de l’enseignement supérieur. Elle s’inscrit, au contraire, dans le cadre des directives de notre tutelle, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, visant à promouvoir les modes de gestion universitaire, à renforcer la gouvernance et à consolider la confiance dans la qualité de la formation au sein de nos institutions nationales.

Dans ce contexte, Madame la Directrice a souligné que l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics s’engage aujourd’hui avec sérieux et responsabilité dans ce défi, convaincue que le processus de mise en place d’un Système de Management de la Qualité selon la norme ISO 9001:2015 ne constitue pas une simple procédure administrative ni un objectif formel, mais représente une véritable opportunité pour améliorer l’organisation interne, clarifier les responsabilités, harmoniser les pratiques et élever le niveau de performance au sein des différentes structures et services, au bénéfice des étudiants, des enseignants, des personnels, des partenaires et de la tutelle.

Les interventions des experts, lors de cette journée institutionnelle consacrée au lancement du projet de déploiement du Système de Management de la Qualité selon la norme ISO 9001:2015 au niveau de l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics, ont permis de mettre en évidence une idée essentielle : la qualité ne doit pas être réduite à une simple exigence administrative ni à l’obtention d’un certificat. Elle doit plutôt être considérée comme une approche globale d’organisation, de management et d’amélioration continue, au service de la gouvernance, de la performance institutionnelle et de la satisfaction des parties intéressées.

Dans le contexte de l’enseignement supérieur algérien, la norme ISO 9001 s’inscrit dans la continuité des démarches nationales déjà engagées, notamment le Référentiel National d’Assurance Qualité dans l’Enseignement Supérieur RNAQES. Il ne s’agit donc pas de construire entièrement un nouveau système, mais plutôt de valoriser les acquis existants, d’améliorer la structuration des processus et de renforcer une culture institutionnelle fondée sur la traçabilité, la documentation et les preuves.

Les présentations ont rappelé que la norme ISO 9001:2015 repose sur l’approche processus. Elle invite chaque établissement à identifier avec précision son contexte, ses parties intéressées, ses objectifs, ses ressources, ses risques et ses indicateurs de performance. Dans cette logique, la qualité devient un outil de management permettant de clarifier les responsabilités, d’harmoniser les pratiques, de renforcer la coordination entre les différentes structures et d’améliorer progressivement les services rendus aux étudiants, aux enseignants, aux personnels, aux partenaires et à la tutelle.

Les intervenants ont également mis en évidence les spécificités de l’application de cette démarche au sein des établissements universitaires, qui ne produisent pas des biens matériels, mais offrent des services liés à la formation, à la recherche, à l’innovation et à l’accompagnement des apprenants. Cette spécificité tient notamment à la diversité des acteurs concernés et à l’interconnexion des activités académiques, administratives et scientifiques, ce qui rend la mise en œuvre d’un Système de Management de la Qualité plus exigeante et nécessite progressivité, coordination et accompagnement continu.

Les retours d’expérience présentés ont permis d’identifier plusieurs défis récurrents, parmi lesquels la faible culture qualité dans les premières phases, la résistance au changement, la lourdeur documentaire, le manque d’expertise interne, les contraintes liées aux ressources et la nécessité d’un suivi régulier. Toutefois, ces difficultés peuvent être surmontées lorsque la direction porte clairement le projet, que les pilotes de processus sont désignés avec précision, que les équipes sont associées aux différentes étapes de la démarche et que les actions sont planifiées de manière progressive et méthodique.

Enfin, le plan de déploiement proposé pour l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics traduit ces différents enseignements sous la forme d’une feuille de route opérationnelle. Ce processus repose sur une gouvernance structurée autour de Madame la Directrice, en sa qualité de sponsor stratégique du projet, aux côtés du conseiller stratégique, du comité de pilotage, du chef de projet institutionnel et de l’équipe projet. Les étapes programmées couvrent la mise en place du comité de pilotage, la formation, le diagnostic initial, l’analyse des écarts, la structuration documentaire, puis le lancement de la mise en œuvre, du suivi et de l’amélioration.

Cette journée a été encadrée par une élite d’experts universitaires issus des Universités de Ouargla et de Boumerdès, ainsi que par plusieurs experts représentant le secteur économique des travaux publics, issus d’organismes et d’entreprises spécialisés tels que CTTPLCTP et SETS.